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Nous avons dit 2 X NON !
Du côté de la Presse et de l'Edipresse...
Vos messages de soutien...
| Le projet de pont | Le projet de tunnel | Les constructions annexes |
Ce projet est dépassé sur le plan de la conception des transports urbains et sur celui des finances cantonales
actuelles.
En effet, par son coût exorbitant, 1'000 millions de francs, la traversée pèsera
sur les finances cantonales (augmentation de ladette pendant 30 ans !), sur celles des automobilistes
(pas moins de 50%d'augmentation de l'impôt-auto) et finalement sur celles de tous leshabitants du canton
(augmentation inévitable de l'impôt ordinaire)et ce pour deux générations au moins selon les
plans du Conseild'Etat. Il faut savoir en outre que la solution du péage pose denombreuses difficultés :
elle dissuade les automobilistes potentiels,rendant le projet encore moins attractif, elle nécessite de vastesespaces
d'arrêts, espaces qui n'existent pas en ville de Genève,à moins d'empiéter sur nos parcs, et enfin
cette solution necouvrirait qu'à peine les frais d'entretien qui se soldent à plusde 5 millions par an.
En définitive le déficit d'exploitationinévitable restera à la charge des citoyens.
La traversée de la rade coûtera 1'000'000'000 de francs,entièrement à la charge du
canton !
Des mesures de circulation efficaces peuvent réduire àelles seules 40% du trafic au centre.
Les études d'impact sont claires,la circulation en ville ne sera pas sensiblement améliorée parles
solutions proposées. Au contraire, les quartiers des Pâquis etdes Eaux-Vives, ainsi que tous les habitants
bordant la moyenne ceinture(à savoir : la Gradelle, Chêne-Bourg, les Acacias,Plan-les-Ouates,
Petit et Grand-Lancy, Onex, Pont-Butin, Châtelaine, laServette, Saconnex et Sécheron) verront une
augmentation de traficestimée à environ 30%.
Quel type de solidarité
veut-on imposer à des milliers decitoyens (pendant deux générations) qui paieront pour qu'une
minorité économise quelques minutes sur le trajet d'une riveà l'autre ?
Les emplois :
les travaux de génie civil, hautementmécanisés, ne génèrent que peu d'emplois et
pendant la durée du chantier uniquement. De plus, il n'y a aucune garantie quedes entreprises genevoises soient
préférées à leursconcurrentes européennes (en vertu des accords de l'OMC auxquels
laSuisse a adhéré)
Pour une véritable relance, il faut que les investissements de l'Etataillent
à une majorité d'entreprises spécialisées(aussi et surtout des PME) dans divers domaines au
lieu de n'en favoriser quequelques-unes.
Les problèmes de pollution et le respect des normes
fédérales OPAir et OPBruit : les rapports d'impact ledémontrent, les effets de la pollution augmenteront
sur les axespériphériques qu'emprunteront les automobilistes attiréspar ce nouveau tronçon.
A l'heure où les scientifiques du mondeentier alertent l'opinion publique sur les conséquences dramatiques
del'augmentation de CO2 dans l'atmosphère, il conviendrait au moins queGenève (qui se veut capitale de
l'environnement) montre l'exemple etenvisage sérieusement de revoir sa politique des transports, issue d'unautre
âge.
La traversée de la rade ne répond même pas auxproblèmes qu'elle est
censée résoudre !
Manifestement à une mauvaise question, il ne nous
estprésenté que de mauvaises solutions.
Ce dont Genève et les habitants de ce
canton ont besoin, ce sontdes projets et des perspectives plus exaltants que de construire 2kilomètres de route
en plus (à 500 millions le kilomètre!). Nous préférons développer des transports publics
plusperformants, meilleurs marchés, générateurs d'emploisà long terme, moins polluants,
plus conviviaux. Si la voiture garde toutson sens à l'extérieur des agglomérations, il fautreconnaître,
comme le font de nombreuses villes européennes,qu'elle est devenue trop encombrante au centre-ville. Pour rendre la
villevivante et commercialement attractive, il faut absolument qu'elle soitdesservie par des transports en commun efficaces et
bons marchés.
Les Genevois désirent-ils vraiment se passer pour longtemps de bonsprojets
(transports publics, assainissement des rivières, constructionde pistes cyclables, construction de logements sociaux,
amélioration desinfrastructures hospitalières et scolaires, rénovation etextension des équipements
sportifs, etc.) à cause de 2kilomètres d'autoroute en plus?
Même si le Conseil d'état
essaie de saucissonner le projet afind'en cacher le coût réel, il faut savoir que la traverséecoûtera
dans sa première phase seulement près de 1'000millions de francs.