Sauvons la Rade de Genève Join and help us to save the Geneva Lake!

Comité

LE 9 JUIN 1996, SAUVONS NOTRE PORTE-MONNAIE ...

VOTEZ 2X NON
et "abstention" à la question subsidiaire

Nous avons dit 2 X NON !

Du côté de la Presse et de l'Edipresse... Vos messages de soutien...
Le coût d'une infrastructure qui ne sert à pas grand chose...
Le point de vue des Verts...
Le point de vue du WWF...
Etude des mouvements pendulaires

ET LE 20 MAI, IL Y AVAIT LA NUIT DE LA RADE...

Sauvons la Rade de Genève
Le projet de traversée routière de la rade remonte auxannées soixante et correspondait à l'époque, au conceptheureusement abandonné de la Genève des 800'000 habitants et dela voiture reine. C'est par exemple dans ces années-là que lesautorités ont décidé de démanteler le réseaude tramways, envié par bien des villes, et que nous devons aujourd'huireconstituer au prix fort. Ensuite, il a été décidéd'éviter la ville non par le lac mais par l'actuelle autoroute de contournement. La dédoubler aujourd'hui, à l'ère desautoroutes de l'information, est un choix contradictoire et irresponsable.

Le projet de pont Le projet de tunnel Les constructions annexes

Ce projet est dépassé sur le plan de la conception des transports urbains et sur celui des finances cantonales actuelles.
En effet, par son coût exorbitant, 1'000 millions de francs, la traversée pèsera sur les finances cantonales (augmentation de ladette pendant 30 ans !), sur celles des automobilistes (pas moins de 50%d'augmentation de l'impôt-auto) et finalement sur celles de tous leshabitants du canton (augmentation inévitable de l'impôt ordinaire)et ce pour deux générations au moins selon les plans du Conseild'Etat. Il faut savoir en outre que la solution du péage pose denombreuses difficultés : elle dissuade les automobilistes potentiels,rendant le projet encore moins attractif, elle nécessite de vastesespaces d'arrêts, espaces qui n'existent pas en ville de Genève,à moins d'empiéter sur nos parcs, et enfin cette solution necouvrirait qu'à peine les frais d'entretien qui se soldent à plusde 5 millions par an. En définitive le déficit d'exploitationinévitable restera à la charge des citoyens.

La traversée de la rade coûtera 1'000'000'000 de francs,entièrement à la charge du canton !
Des mesures de circulation efficaces peuvent réduire àelles seules 40% du trafic au centre. Les études d'impact sont claires,la circulation en ville ne sera pas sensiblement améliorée parles solutions proposées. Au contraire, les quartiers des Pâquis etdes Eaux-Vives, ainsi que tous les habitants bordant la moyenne ceinture(à savoir : la Gradelle, Chêne-Bourg, les Acacias,Plan-les-Ouates, Petit et Grand-Lancy, Onex, Pont-Butin, Châtelaine, laServette, Saconnex et Sécheron) verront une augmentation de traficestimée à environ 30%.

Quel type de solidarité veut-on imposer à des milliers decitoyens (pendant deux générations) qui paieront pour qu'une minorité économise quelques minutes sur le trajet d'une riveà l'autre ?
Les emplois : les travaux de génie civil, hautementmécanisés, ne génèrent que peu d'emplois et pendant la durée du chantier uniquement. De plus, il n'y a aucune garantie quedes entreprises genevoises soient préférées à leursconcurrentes européennes (en vertu des accords de l'OMC auxquels laSuisse a adhéré)

Pour une véritable relance, il faut que les investissements de l'Etataillent à une majorité d'entreprises spécialisées(aussi et surtout des PME) dans divers domaines au lieu de n'en favoriser quequelques-unes.
Les problèmes de pollution et le respect des normes fédérales OPAir et OPBruit : les rapports d'impact ledémontrent, les effets de la pollution augmenteront sur les axespériphériques qu'emprunteront les automobilistes attiréspar ce nouveau tronçon. A l'heure où les scientifiques du mondeentier alertent l'opinion publique sur les conséquences dramatiques del'augmentation de CO2 dans l'atmosphère, il conviendrait au moins queGenève (qui se veut capitale de l'environnement) montre l'exemple etenvisage sérieusement de revoir sa politique des transports, issue d'unautre âge.

La traversée de la rade ne répond même pas auxproblèmes qu'elle est censée résoudre !
Manifestement à une mauvaise question, il ne nous estprésenté que de mauvaises solutions.
Ce dont Genève et les habitants de ce canton ont besoin, ce sontdes projets et des perspectives plus exaltants que de construire 2kilomètres de route en plus (à 500 millions le kilomètre!). Nous préférons développer des transports publics plusperformants, meilleurs marchés, générateurs d'emploisà long terme, moins polluants, plus conviviaux. Si la voiture garde toutson sens à l'extérieur des agglomérations, il fautreconnaître, comme le font de nombreuses villes européennes,qu'elle est devenue trop encombrante au centre-ville. Pour rendre la villevivante et commercialement attractive, il faut absolument qu'elle soitdesservie par des transports en commun efficaces et bons marchés.

Les Genevois désirent-ils vraiment se passer pour longtemps de bonsprojets (transports publics, assainissement des rivières, constructionde pistes cyclables, construction de logements sociaux, amélioration desinfrastructures hospitalières et scolaires, rénovation etextension des équipements sportifs, etc.) à cause de 2kilomètres d'autoroute en plus?
Même si le Conseil d'état essaie de saucissonner le projet afind'en cacher le coût réel, il faut savoir que la traverséecoûtera dans sa première phase seulement près de 1'000millions de francs.

Avec beaucoup moins d'argent,
on peut faire beaucoup plus pour les Genevois..

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La vie alternative

Genève, mai 1996

Réalisation: ImagineR Software pour le comité "Sauvons la Rade"