En matière d’investissement, la traversée rive à rive, qu’il s’agisse du pont ou du tunnel, coûterait environ 500 millions de francs. Le raccordement vers Frontenex, jugé indispensable et déjà voté en deux débats par le Grand Conseil, s’élèverait à 250 millions de francs. Il faut encore y ajouter les 70 millions que les mandataires (les entreprises de construction) ont prévu pour les mesures d’assainissement et plusieurs dizaines de millions pour les mesures d’accompagnement, particulièrement en ce qui concerne la mise en place de nouvelles infrastructures routières sur la moyenne ceinture dans la région de la Gradelle, de l’Amandolier et de Malagnou.
Enfin, rappelons que toutes les constructions routières d’envergure, comme par exemple l’autoroute de contournement ou le tunnel sous La Manche, dépassent généralement de 50% le prix initial. Il est donc parfaitement malhonnête de faire croire à la population que la traversée de la rade ne coûterait que 430, respectivement 490 millions de francs. Son coût réel serait donc bel et bien de plus d’un milliard de francs.
Les frais de fonctionnement, à savoir l’amortissement des investissements et les frais d’exploitation, s’élèveraient à environ 50 millions de francs par année et cela pendant 30 ans : il s’agit de 25 millions de francs pour l’ouvrage rive à rive, de 15 millions de francs pour l’amortissement du raccordement de Frontenex et de 7-10 millions pour les frais d’exploitation de la traversée de la rade.
Le mode de financement prévu par le Conseil d’Etat prévoit un amortissement des frais d’investissement sur une période de 30 ans, ce qui correspond grossièrement à la durée de deux générations. Le financement de la traversée rive à rive est prévu au moyen :