Pour des raisons financières, il n’est pas possible de consacrer la moitié du budget d’investissement ordinaire à la traversée et à l’extension du réseau des transports publics. Il faut donc choisir.
La traversée de la rade coûte un milliard. C’est un projet mégalomane des années 50. La traversée ne fait que déplacer les problèmes de circulation vers les quartiers d’habitation de la moyenne ceinture.
En revanche, l’extension du réseau des transports publics permet une diminution de la circulation, du bruit et de la pollution dans tout le canton. Elle offre un exemple parfait de développement durable, répond à la crise du bâtiment et de l’emploi. Elle constitue un projet d’envergure du XXIe siècle.
Les crédits de construction portent sur les ouvrages rive à rive, mais le Grand Conseil a déjà voté en deux débats les deux projets de raccordement jusqu’à Frontenex.
La question subsidiaire a uniquement pour but de départager le tunnel et le pont, dans le cas où les deux projets obtiendraient au moins 50%. Mais il est possible d’y répondre dans tous les cas, même si on refuse et le tunnel et le pont. Les Verts refusent de prendre position sur cette troisième question car il n’y a pas de différence significative entre le pont et le tunnel, ni en ce qui concerne le coût ni en matière de circulation.
Il sera possible de voter par correspondance dès le 20 mai.
Les bureaux de vote seront ouverts le vendredi 7 juin de 18 h. à 20 h. et le dimanche 9 juin de 10 h. à 12 h.