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Conseil municipal Séance du 20 mai 1998 Question écrite (art. 61 et 63 RCM)
Le/la/les soussigné(e)s :Roger Deneys
pose(nt) au Conseil administratif la question suivante : Suite à ma question orale de hier soir concernant l'attitude incroyable des agents municipaux à l'encontre des cyclistes ces 10 derniers jours, permettez-moi d'insister par une question écrite. Dès lundi matin 11 mai 1998, à l'aube, les agents municipaux ont entrepris une virulente campagne d'amendes à l'encontre des cyclistes qui se déplacent sur les trottoirs. L'ASPIC a d'ailleurs reçu de nombreuses lettres de cyclistes dénonçant ces procédés. Faisant immédiatement suite à la semaine de manifestations en faveur du vélo "Vélo passe-partout", ce procédé est d'autant plus surprenant qu'il s'exerce non pas uniquement à l'encontre de cyclistes "casse-cou" mais de tous les cyclistes, y compris ceux qui empruntent des trottoirs là où aucun aménagement cyclable n'est mis à leur disposition, et qui agissent de la sorte pour protéger leur vie. Au quai du Mont-Blanc, le problème est à cet égard particulièrement significatif dans la mesure où les cyclistes qui empruntent le trottoir le font uniquement pour se mettre à l'abri de la très dangereuse circulation qui tourne à droite depuis le pont du Mont-Blanc. Or, à cet endroit, certains cyclistes ont reçu des amendes à 7h30, le matin, alors même qu'il n'y a pour ainsi dire pas de piétons sur ce quai! De plus, ce trottoir, qui mène notamment aux Bains des Pâquis, où une part non négligeable des usagers vient – heureusement – à vélo, est également emprunté par un "petit train" touristique, nettement plus dangereux pour les piétons que les vélos ! Quand on sait également que cela fait bientôt 10 ans (dix !) qu'un aménagement pour les cyclistes a été demandé à cet endroit et que rien n'est encore réalisé à ce jour, on peut se demander si le Conseil administratif a conscience qu'en donnant des instructions pour faire amender systématiquement les cyclistes qui protègent leur vie, il prend le risque d'être responsable de la mort prochaine d'un cycliste ? Mais comme si cela ne suffisait pas, j'ai également appris de la part d'un de mes collaborateurs, que les agents municipaux se livraient à des actes pour le moins discutables à l'encontre des cyclistes. En effet, alors que mon collaborateur traversait à vélo le marché de la rue Liotard, jeudi 14 mai à 13h15 pour venir au travail, il a été volontairement et violemment bousculé par un agent municipal (dont je connais le matricule) afin de le faire chuter. Non content de cet acte, l'agent municipal a encore cru bon de prendre mon collaborateur au collet, comme un dangereux criminel, et de lui remettre une amende de Frs. 30.- pour avoir osé traverser le marché. Précisons qu'à 13h15, le marché de la rue Liotard est pour ainsi dire complètement terminé, qu'il n'y avait plus aucun client, que les stands des marchands étaient remballés, et qu'une balayeuse-gicleuse de la voirie procédait aux ultimes nettoyages du lieu. Je souhaiterais donc savoir si le Conseil administratif cautionne de tels comportements de la part d'agents municipaux et s'il estime que de tels agissements sont propices pour favoriser le rôle d'agents de proximité dévolu aux agents municipaux ? Je souhaiterais également savoir si le Conseil administratif estime mener une politique cohérente en matière de promotion du vélo, alors même que les quelques bonnes actions entreprises ces dernières années ("Monsieur Vélo", semaine vélo passe-partout, etc.) sont régulièrement contrebalancées par des actions qui semblent dire le contraire (cette campagne d'amendes systématiques, le mépris affiché à l'encontre de l'ASPIC ces deux dernières années lors des fameux "quais de l'immobilier", etc.). Et je terminerai par deux dernières questions : - le Conseil administratif aura-t-il la sagesse de faire stopper immédiatement cette campagne d'amendes et d'annuler les amendes distribuées aux cyclistes entre le 11 mai et aujourd'hui ? - Où en est la réalisation de l'aménagement cyclable prévu au quai du Mont-Blanc, notamment dans la partie située immédiatement à l'angle du pont du Mont-Blanc ? La réponse du conseil administratif en date du 13 octobre 1998
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